Bénin-Togo : 656 millions de FCFA pour la gestion du bassin du Mono

La Banque africaine de développement finance un projet de 656 millions de FCFA pour la gestion partagée du bassin du Mono entre le Bénin et le Togo.
Un investissement pour la gestion de l'eau
La Banque africaine de développement (BAD) a confirmé son soutien financier pour une initiative structurante visant à optimiser la gestion des ressources hydriques dans le bassin du Mono. Ce projet, d'un montant total d'environ 656 millions de francs CFA, est destiné à renforcer la coopération entre le Bénin et le Togo.
L'objectif principal de cette intervention consiste à assurer une répartition équitable et durable de l'eau entre les deux nations riveraines. La gestion transfrontalière de ce bassin est devenue un enjeu majeur pour la stabilité écologique et économique de la sous-région.
Enjeux et objectifs du projet
Le financement de la BAD cible plusieurs axes stratégiques pour la pérennité du bassin du Mono :
- L'amélioration de la gouvernance des ressources en eau partagées.
- Le renforcement des mécanismes de coordination entre les autorités béninoises et togolaises.
- La mise en place de mesures de protection contre la dégradation de l'écosystème fluvial.
- La sécurisation de l'accès à l'eau pour les populations locales et les activités agricoles.
La gestion commune est indispensable pour prévenir les conflits d'usage liés à l'irrigation, à la consommation domestique et aux besoins industriels. En investissant dans ce projet, les institutions de développement cherchent à prévenir les risques de pénurie et de pollution dans cette zone géographique stratégique.
Coopération régionale et développement durable
Cette initiative s'inscrit dans une dynamique de coopération régionale accrue au sein de l'Afrique de l'Ouest. La maîtrise du bassin du Mono permet non seulement de répondre aux besoins immédiats des populations, mais aussi de préparer les infrastructures face aux défis climatiques futurs.
Le succès de ce programme repose sur l'implication conjointe des ministères de l'environnement et des ressources hydrauliques des deux pays concernés. L'appui de la BAD facilite la mise en œuvre technique et le suivi rigoureux des indicateurs de gestion de l'eau sur l'ensemble du territoire partagé.
